Diagnostic précoce, par RT/PCR, du VIH-1 chez les enfants nés des mères séropositives

T. SAGNA, C. BISSEYE, D. S. SANOU, F. DJIGMA, D. OUERMI, M. ZEBA, V. PIETRA, S. PIGNATELLI, C. GNOULA1, J. D. SIA, J.-B. NIKIEMA, J. SIMPORE

Science et technique, Sciences de la santé, Vol. 31, n°s 1 et 2 Janvier-décembre 2008,

Résumé
L’infection à VIH et particulièrement sa transmission verticale constituent un problème de santé publique pour les pays de l’Afrique Subsaharienne. La plupart des infections à VIH chez les enfants de moins de 15 ans sont dues à la transmission-mère-enfant. Au Burkina Faso, en 2002, il a été institué au Centre Médical saint Camille (CMSC), le service de Prévention de la Transmission-Mère-Enfant (PTME) du VIH. Le diagnostic précoce du VIH chez les nourrissons favorise leur prise en charge médicale. Du fait de la présence des anticorps maternels chez l’enfant jusqu’à l’âge de 14 à 18 mois, les tests sérologiques de routine comme l’ELISA ou le Western blot ne sont pas indiqués. Au CMSC, 281 femmes enceintes VIH-1 séropositives de moins de 32 semaines d’aménorrhée ont suivi le protocole de la PTME jusqu’à leur accouchement. L’étude des dossiers biomédicaux des mères nous a permis de déceler un taux de transmission verticale de 9,09 % (12/132) chez les mères sous Névirapine ; 4,55 % (4/88) chez celles sous triprophylaxie (AZT+3TC+NVP) et 0,00 % (0/61) chez celles sous HAART. En conclusion, nous recommandons l’administration de la HAART aux femmes enceintes VIH-séropositives
et l’utilisation de la RT/PCR pour le diagnostic précoce du VIH chez leurs enfants.

Mots-clés : VIH-1, Nouveau né, RT/PCR, PTME, femmes enceintes, HAART.



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